Analyse de l’organisation Live to Help 

Exposé de motif
La prolifération des Organisations Non Gouvernementales en tant qu’acteurs de développement en République Démocratique du Congo incite à s’interroger sur leur nature, la diversité de leurs actions, leurs capacités et leurs limites. L’analyse concerne aussi leurs relations avec leurs espaces, et surtout avec les problèmes sociaux et environnementaux (pauvreté, chômage, infrastructures de base dans le milieu rural et à la périphérie des villes, santé, éducation, sécheresse, désertification, …) auxquels est confrontée la population rurale. De plus, en ce qui concerne le développement rural, les tentatives du gouvernement de gérer les milieux ruraux s’avèrent insuffisantes, vu leur complexité et l’investissement nécessaire à les résoudre, surtout en termes de coût.

Face au problème du sous-développement rural et ses spécificités, divers efforts sont entrepris par les ONG. Plusieurs stratégies et programmes sont mis au point pour les résoudre. Les ONG y participent en tant qu’acteurs de développement.
Ainsi, l’évolution actuelle du développement rural oblige les ONG dans le monde, à une révision radicale de leurs approches ou stratégies. Les programmes nationaux de développement rural se trouvent de plus en plus sous le feu de politiques de développement ouvertes aux forces du marché, qui remettent en cause la notion de financement public et soulèvent la question de l’efficacité et de la rentabilité des organismes de développement.

C’est ainsi que dans la province du Sud-Kivu, les ONG sont aussi une réalité. Elles travaillent dans plusieurs domaines et à divers endroits. La façon des ONGD de travailler sur le terrain soulève, aujourd’hui, un problème quant au fond et à l’orientation générale des projets en matière de développement rural. Initier un projet de développement rural est une chose. Bien le gérer est une autre. Les ONG, au vue de leurs actions dans la province du Sud-Kivu et de leurs anciennetés, fait l’objet de cette analyse, du fait que, aucune ONG n’a, à ce jour, remis en question ses stratégies d’action dans sa contribution au développement rural.
Tout le monde semble s’accorder à reconnaître que la population rurale a besoin d’une assistance technique et économique pour parvenir à se ménager une niche dans l’économie globale. Mais cette situation pourrait être appelée à changer. Le problème à expliquer est celui du sous-développement rural causé par le néo-colonialisme indirect et induit par les stratégies exogènes que les ONG œuvrant dans la province du Sud-Kivu ne cessent de pérenniser par leurs stratégies d’action dans nos milieux ruraux. Cette manière de faire des ONG ne cesse de déraciner dans les acteurs de développement rural, l’adage chinois qui dit que : « si tu me donnes le poisson, je mangerai un seul jour, mais si tu m’apprends à pêcher, je n’aurai plus faim ». Ce problème est pertinent du fait qu’il plonge les ruraux dans une dépendance du monde extérieur et ouvre la voie au développement exogène.
Comment se fait-il que les acteurs de la scène du développement ne soient pas en mesure de pourvoir par eux-mêmes à leurs besoins ? Il ne fait pas de doute que les stratégies d’action des ONG revêtent un caractère crucial pour réaliser un développement rural.

L’objectif de cette analyse est de comprendre la logique des ONG comme acteur de développement. Elle vise aussi à mettre l’accent sur les stratégies d’action proposées par Live to Help comme voie pour un développement alternatif. A travers les recherches effectuées par l’organisation Live to Help, cette dernière est parvenue à proposer des nouvelles stratégies pour booster le développement rural.

Mots clés : Stratégies, Action, Organisations-non-Gouvernementales, Développement, Rural

PROPOSITION DES NOUVELLES STRATEGIES POUR LE DEVELOPPEMENT RURAL
Pour rendre plus efficace les stratégies d’action des ONG sur le terrain, Live to Help proposé les stratégies suivantes :
La redéfinition claire des stratégies d’actions des ONG
Cette stratégie doit tenir compte des conditions suivantes: associer les partenaires (asbl locale et population locale) à la définition des objectifs stratégiques de la politique de coopération ; améliorer la transparence et la lisibilité du dispositif institutionnel de la coopération ; valoriser la contribution locale aux actions de développement ; diversifier les sources de financement ; valoriser les partenariats avec les collectivités territoriales ; encourager les partenariats multi-acteurs.
Les stratégies d’attraction de la population au monde rural
Promouvoir l’agriculture ;
Promouvoir l’entrepreneuriat agricole.
CONCLUSION
Le succès ou l’échec du développement rural au cours de prochaines décennies dépendra pour une large part de l’efficacité avec laquelle les gestionnaires des ONG sauront réviser leurs paradigmes, leurs approches, leurs méthodes ainsi que leurs organisations. Il leur faudra remodeler ceux-ci afin de pouvoir répondre à de nouveaux défis, à de nouvelles contraintes et, surtout, à de nouveaux objectifs.
S’ils ne le font pas, ils verront leurs organisations changer sous l’effet de forces extérieures et dans ces conditions, leurs paradigmes, leurs approches et leurs méthodes ne fourniront plus à ces organisations les instruments nécessaires pour faire face aux nouveaux défis qui naîtront de bouleversements actuels. Ces nouvelles stratégies susdites vont contribuer à la lutte contre la pauvreté rurale. Ces stratégies réconfortent et rejoignent les idées de Bernard N’KALOULOU qui note que le milieu rural semble être délaissé alors qu’après les indépendances en Afrique beaucoup de gouvernements s’étaient intéressés à ce milieu rural

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